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Actualité:Faire dormir son bébé dans un carton pourrait sauver des vies

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Faire dormir son bébé dans un carton pourrait sauver des vies

nombreux bébés dorment dans des boîtes en carton en Finlande, nous apprend le Washington Post dans un article qui fait l’apologie de ce système pour le moins rudimentaire afin de lutter contre la mortalité infantile.

Le système de « baby box » existe en Finlande depuis 1938 : les futures mères reçoivent par la poste avant la naissance une grande boîte en carton qui comprend tout le nécessaire pour les premiers jours du nourrisson, y compris un matelas, et qui peut être utilisée comme berceau. Aujourd’hui, elle est richement dotée en pyjamas, couvertures, couches lavables, bodies et même un livre d’images. En améliorant la prévention et l’hygiène, cette mesure a permis au pays de baisser considérablement son taux de mortalité infantile.

En soixante-quinze ans, la boîte est même devenue un incontournable pour les mères finlandaises, comme elles le racontent à la BBC« Un récent sondage a établi que les mères finlandaises étaient parmi les plus heureuses, et une raison qui me vient à l’esprit, c’est la boîte. Nous sommes très bien prises en charge, quand bien même certains services publics ont été abandonnés », témoigne Titta Vayrynen, 35 ans, mère de deux garçons.

UN ESPACE COSY

Plusieurs sociétés se sont emparées de l’idée et la commercialisent, vantant parfois les mérites de la boîte comme espace sécurisé apte à prévenir la mort subite. De jeunes pères finlandais ont ainsi créé en 2010 Finnish Baby Box qui vend ces boîtes entre 400 et 600 euros et rencontrerait un certain succès aux Etats-Unis.

Mais l’exemple finlandais a aussi donné des idées à des associations à vocation sociale. Aux Etats-Unis, l’ONG Babies Need Boxes distribue des boîtes à des mères adolescentes du Minnesota. « Au début, je me suis demandé si j’avais vraiment envie de voir mon bébé dormir dans une boîte en carton, rapporte Scott, 18 ans, dans les colonnes du journal local StarTribune. Mais mon fils a préféré cet espace cosy et confiné à son berceau et y a dormi un mois entier. »

Séduite aussi par la formule, une étudiante en doctorat de l’université de Harvard, Karima Ladhani, a récemment fondé une ONG Barakat Bundle pour en distribuer en Asie du Sud. Seule condition pour bénéficier de la boîte : qu’elles acceptent un suivi de grossesse par des médecins. C’est justement cette mesure que le gouvernement finlandais avait imposée aux femmes dès les années 1930 et qui lui a permis de faire reculer drastiquement la mortalité des nourrissons.

 

Voilà de quoi permettre aux femmes actives de déculpabiliser : selon une étude de la Harvard Business School, leurs filles seraient en effet plus enclines à faire carrière. On fait le point.
Femmes actives, de mère en filles. À peu de choses près, c’est le message que semble délivrer une étude de la Harvard Business School publiée le 19 juin dernier. L’idée ? Les filles d’une femme qui travaille ont statistiquement plus de chances d’être elles-mêmes dans le business.

Mais surtout, ces dernières seraient propulsées plus facilement à des hauts postes que les autres. « On s’attendait à ce qu’il y ait un effet sur l’emploi, mais on ne pensait pas que cela aurait des effets sur les postes à responsabilité », expliquait Kathleen McGinn, l’auteure principale de l’étude, à Quartz. De fait, 33 % des filles dont la mère travaille ont gravi les échelons de leur entreprise, contre seulement 25 % des filles de mères au foyer. Bien sûr, la différence se mesure aussi dans le salaire. Celle qui a vu sa maman partir tous les matins au travail gagnerait chaque année 5200 dollars de plus que celle qui a grandi avec une mère au foyer. Autre surprise : l’image de la businesswoman aurait un impact sur les garçons. Ceux qui ont une mère active seraient plus attentifs à leur vie de famille que ceux qui ont grandi avec une mère au foyer.

L’étude est fondée sur l’analyse de données concernant des femmes et des hommes de 24 pays différents, répartis sur les cinq continents, données collectées au cours d’un programme d’étude sociale international, qui a lieu de 2002 à 2012. La question posée aux adultes était : « Est-ce que votre mère a été active au moins un an jusqu’à vos 14 ans ? » Les résultats ont ensuite été recoupés avec d’autres données. Quel message les femmes doivent-elles retenir de cette étude ? « Quand vous allez travailler, explique l’auteure, vous aidez votre enfant à comprendre qu’il y a beaucoup d’opportunités pour lui à l’extérieur de la maison. » À bon entendeur…

Madame Figaro